Émergence, émergence ! Non Zenzile n’a pas une gueule d’émergence. A une époque où il faudrait se précipiter sur l’EP du moindre nouvel artiste porté par un buzz éphémère, le quintet angevin propose quelque chose de bien plus précieux : une carrière. Vingt ans et des poussières au service d’une musique personnelle, matérialisés par dix albums à la tenue exemplaire. Un parcours presque sans fausse note ponctué de précieuses rencontres (Jamika, Sir Jean, Tricky, Paul St Hilaire, Winston McAnuff, Vincent Segal…) qui contribuèrent à enrichir une œuvre initialement dépourvue de voix.
Leur dub est ample et cinématographique, joué live, avec basse, batterie, claviers, guitare et saxophone.
Plus unis que jamais, ils reprennent donc la main avec un magnifique 11e album. Ça faisait longtemps qu’on n’avait entendu Zenzile aussi époustouflant dans sa façon de marier effets d’hier et d’aujourd’hui, de jouer de la chambre d’écho vintage, de glisser une dose homéopathique d’autotune, et de nous régaler de mises en avant d’un couple basse-batterie plus fusionnel que jamais.